Whisky in the Church

La Haye, 2008

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Bonjour à tous.

Voici un petit reportage messin sur ces grands moments que représentent le Whisky In The Church 2 à La Haye où nous avons eu l'honneur d'être conviés par nos gentils hôtes, j'ai nommé messieurs Putz et Van Zuylen.

Nous commençons par une arrivée tranquille le vendredi soir vers 20 heures, un petit restaurant et une première dégustation à l'aveugle offerte par Jacques-François Nous y avons eu (je laisse les documentalistes compléter) :
- Un Allt-A-Bhaine rhum finish
- Un Glen Elgin fumé, avec de la framboise, plutôt sympa
- Un Dailuaine sherry, un peu fumé
- Un Benriach vieilli en fût d'Yquem, sucré
- Un beau Glen Grant

Dennis nous offre ensuite une chose suprenante mais expressive : un pas encore whisky Danois. Celui-ci est assez surprenant :
- une couleur déjà sombre due au vieillissement en fût de french oak neuf
- un nez marqué par le bois
- une bouche qui part dans tous les sens

Après, direction le lit, le weekend va être long et fructueux. Ceci dit on peut prévoir quelques rêves.

Nous commençons le samedi par un petit déjeuner au pain frais (vive la supérette à 30 m), puis départ à pied en direction de l'église et surtout d'un autre lieu intéressant, j'ai nommé le magasin Van Zuylen.
Au bout de l'après-midi (nous restons dans les environs de la boutique pendant 3 ou 4 heures), nous sommes nombreux à avoir déjà craqué pour des flacons, nous prenons ensuite le chemin des bungalows pour préparer le barbecue tant attendu.

Ça commence doucement comme cela :

Ensuite le travail commence rapidement :
C'est donc le départ de la dégustation apéritive, avec entre autres :
- un jeune Laphroaig d'anthologie proposé par Jean Marie (Bottler) pour fêter l'anniversaire du forum
- un beau et subtil Highland Park Adelphi amené par Dennis
- un autre très beau HP GMP amené par VZ, plus classique et facile à boire
Le repas commence et c'est un festival du côté des boissons avec un beau sherry fino, de bons vins, puis un festival en termes d'eaux de vies avec des prunes, des Armagnac et des beaux whiskies.
Certains expérimentent sur ce pauvre Guillon 42% qui subit même l'affront du ketchup.
Les discussions sous la lune se termineront bien après la défaite de l'équipe hollandaise de football.
Le dimanche, c'est le grand jour, nous nous rendons à l'église pour la dégustation officielle.
Il y a plus de participants tant au niveau des importateurs (merci à tous) que des amateurs, ce qui est en soi une preuve de la réussite de la première édition.
Au niveau des whiskies ça oscille entre le très bon et le sublime quels que soient les stands, j'ai retenu entre autres :
- chez Jean Boyer : le Laphroaig pour le forum, le Dailuaine et le Caol Ila 27 ans
- le Bladnoch 6 ans lightly peated
- chez Scott, l'Ardmore 1977 et le Caol Ila 1984
- le beau Glenrothes sherry cask de chez the Clydesdales
- Le Benriach 1976 fût 2014 : une tuerie potentielle, avec de la mûre en bouche
- le Local AI Daily Dram
Dommage, à la fin il faut rentrer aux bungalows, pour dîner en bonne compagnie puis quelques dégustations plaisir avec un sherry vénérable du XIXe siècle, un Ben Wyvis et des Ardmore.
Quelques photos :

Merci à toutes et tous pour ce fabuleux weekend.

Christophe


Aller au 1er reportage

Pour cette deuxième édition du festival Whisky in the Church organisé conjointement par Jean-Marie auteur du site whisky-distilleries et du forum éponyme, et Aad van Zuylen, sympathique caviste à la Haye, spécialisé en whisky, nous sommes partis avec Christophe un vendredi en début après-midi, munis de nombreux flacons vides destinés aussi bien aux forumeurs qu'au remplissage, de flacons pleins pour le Blind Tasting 2008 et en prévision des dégustations off (quand même 130 flacons en tout) et d'un GPS indispensable après nos errements de l'an dernier. Nos affaires personnelles ne tenaient finalement qu'une petite place dans le coffre.

Un temps clément nous accompagnera tout au long du week-end, avec juste un petit coup de vent le dimanche soir. Premiers samples

Nous sommes arrivés aux bungalows après avoir participé aux embouteillages bruxellois du vendredi soir, s'être égarés deux fois (comme l'an dernier sans GPS) et avoir parqué la voiture à l'emplacement adéquat. On retrouve aux bungalows Jean-Marie, Pascal alias Canis Lupus alias le gardien des clés, le grand Suisse corbuso et son amie, le petit suisse PatGVA, RX21 ainsi qu'un arrière-train plongé dans un moteur de voiture. On apprendra par la suite qu'il s'agissait de Monsieur le Comte Peyronel qui avait eu quelques soucis de voiture. Pour la chambre, RX21 nous laisse le choix entre la sienne. Nous nous y installons donc.

Jean-Marie nous indique que Jean Marie (bottler) est coincé dans les embouteillages à Dunkerque et qu'il ne pourra sans doute pas nous rejoindre ce soir.

Les arrivées se succèdent jusqu'à l'heure du dîner. Nous partons nous restaurer dans un établissement typiquement batave : un restaurant turc dont nous concluons que la cuisine est sans doute meilleure que l'autochtone, sans faire injure aux cordons bleus néerlandais pour qui le summum du raffinement doit être la pomme de terre vapeur. Premiers samples

Retour aux bungalows et première dégustation off. Nous commençons par un set que Monsieur le Comte se fait un plaisir de nous présenter en aveugle :
Allt-a-Bhainne 27 ans (1977-2005) SV 60.7% Cask Strength Collection refill sherry butt #21702
Glen Elgin 16 ans (1991-2007) SV 59.8% Cask Strength Collection refill butt #4071
Dailuaine 25 ans (1979-2005) SV 51.4% Cask Strength Collection cask #8958
BenRiach 12 ans (1994-2006) SV 58.9% Cask Strength Collection finition Château Yquem cask #06143
Glen Grant 16 ans (1990-2007) SV 59.0% Cask Strength Collection refill butt #7119
Dennis, l'auteur du site bien connu (et encore plus depuis sa traduction en français par JMP) whiskyportal.com nous apporte alors quelques belles surprises, dont une sera ouverte ce soir-ci :
Un flacon format Bruichladdich avec un contenu d'une couleur digne d'une maturation de 25 ans dans un first-fill sherry cask. Il nous présente la chose et il s'agit en fait du premier distillat, âgé de quatorze mois, de la distillerie danoise Braunstein.

Et nous partons au dodo vers trois heures du matin, histoire d'être frais pour le lendemain.

Debout dès sept heures. Petit déjeuner. Cette fois je n'avais pas oublié les filtres et le café m'a bien servi pour me réveiller. Petit déjeuner qui s'éternise jusque vers onze heures, entre les allers-retours de JMP nous apportant tantôt des nouvelles, tantôt des arrivants, les appels à Europ Assistance pour le dépannage de la voiture de Jacques-François (Monsieur le Comte), les accueils et la détente. Avec Canis Lupus, nous nous échangeons nos samples.

Vers onze heures la colonie se met en route vers le premier lieu de rendez-vous, le magasin de van Zuylen. Christophe avait très bien saisi l'image l'an dernier : des gamins devant le sapin de Noël. Mais il est vrai qu'il est difficile de résister. Le programme de l'après-midi n'étant pas fixé, je plante tout le monde et m'en vais errer et m'égarer dans les rues de la ville de la Haye.

Je m'enfonce un peu dans la ville, rencontre un canal qui me tend la main et je décide de le suivre me disant qu'il me mènera bien quelque part. Ce qui est le cas puisque qu'après avoir marché à l'inconnu pendant deux heures je me retrouve sur la plage pas très loin de notre lieu du dîner de la veille au soir. Je retourne aux bungalows où Madame Peyronel m'indique que tout le monde est encore chez van Zuylen. J'y vais d'un pas décidé, rencontre l'avant-garde quittant van Zuylen et comme elle revient aux bungalows, je la suis. J'en suis quitte pour une heure supplémentaire de marche et un érythème solaire.

De retour aux bungalows, nous accueillons, Raymond (de Bladnoch), Trisha et sa fille (de BenRiach), M. et Mme. Van Zuylen, ainsi que son employé, Jean Marie bottler, Jean-Marie, son épouse et son fils… Nous devons bien être vingt-cinq personnes.

Ce soir, le programme est simple : barbecue.

Nous bénéficions d'un chef de luxe, corbuso qui se charge de la cuisson des mets, et madame Peyronel mène d'une maîtresse main la logistique. Bébert donne un coup de main aux fourneaux. Premiers samples

Nous commençons par un léger apéritif :
Glenrothes 8 ans (1986-1994) SV 43.0% The Ultimate, cask #91
Auchentoshan 17 ans, proposé l'an dernier au blind tasting.
Glenkinchie 18 ans (dist. 1981) Cadenhead 56.5%
Mortlach 9 ans (1997-2006) Jean Boyer 57.8% Best casks of Scotland
Dennis décide alors de nous dévoiler son deuxième trésor : un Glen Keith 36 ans (1969-2005) Krüger 48.1% Puis son troisième trésor : Highland Park 13 ans Adelphi 65.2% cask #20361

Nous mettons entre parenthèses cet apéritif pour nous sustenter, grâce aux talents conjugués du maître queux, de son marmiton et de son assistante. Arrosage entre autres par un fino apporté par Jean Marie.

(Au fait, pour ceux qui n'auraient pas compris : Jean Marie sans tiret c'est bottler, Jean-Marie avec tiret c'est JM Putz, vous savez, l'auteur du site et du forum whisky-distilleries, l'organisateur du festival où nous sommes). Premiers samples

Les choses commencent à devenir sérieuses après le dîner. Jean Marie bottler continue à sortir des trésors de son sac :
Laphroaig 10 ans (1998-2008) Jean Boyer 60.9% 5th anniversary, x-fill sherry butt
On poursuit avec l'Ardbeg Renaissance, source de débats
Glenmorangie Astar 57.1%
Clynelish Single Malt of Scotland 10 ans (1996-2007) 59.6% Single malts of Scotland, sherry butt #2428
Calvados finition whisky
Teaninich 22 ans (1983-2006) Signatory Vintage 59.4% Cask Strength Collection refill butt #8072
Port Ellen 25 ans (1982-2007) SV pour la MW 55.7% Cask Strength Collection hogshead #1203
Islay Trilogy 37 ans Mission MMD 40.3%
BenRiach 20 ans (1984-2004) OB 55.0% hogshead #627

Jean Marie, tel un prestidigitateur continue à extirper de son sac des trésors et joue un rôle exemplaire de rassembleur :
Une vieille prune
Un bas-armagnac de 1974
Un autre bas-armagnac de 1969

Les dégustations commencent à prendre un tour plus personnel, chacun se servant sur la table, parmi les vingt-cinq flacons de whiskies que j'y ai dénombrés. En ce qui me concerne, les réjouissances se sont poursuivies avec :
Caol Ila 36 ans (1965-2002) Gordon & MacPhail 45.6% Private Collection refill sherry hogshead #4211, retour sur le Glen Keith, un calva et une longue conversation avec Dennis qui m'a fait prendre conscience que mon anglais était vraiment rouillé et qu'un excellent anti-rouille était un très léger excès d'alcool.

Comme demain c'est le grand jour, je vais me coucher de bonne heure : il n'est que trois heures du matin. Debout le lendemain à huit heures, petit déjeuner flâneur en attendant l'heure du départ, discussions variées sur tous sujets, chacun émerge doucement, à son rythme faisant part aux autres de ses découvertes de la veille. Et, tout d'un coup, comme une volée d'étourneaux qui s'égaille, tout le monde part pour l'Abdijkerk car l'heure a sonné.

Et là, mes amis, il valait mieux être du voyage qu'en lire les compte-rendus. La liste des exposants et des flacons a été publiée par ailleurs je ne reviendrai donc que sur mes expériences. Je suis par ailleurs extrêmement heureux d'être enfin délivré de mon chien de garde. Encore une organisation sans faille avec un café à l'accueil, des sandwiches en cours de festival qui seront apportés sur les stands, verres, eau, pain et vins (merci Régis) en quantités suffisantes.

On repère quelques têtes connues : Serge ou Olivier, Régis arrivés juste pour l'occasion et qui demeureront aux bungalows ce soir.

Je prends quelques samples, goûte d'autres whiskies :
Rosebank 17 ans (1991-2008) 56.3% The Clydesdale cask #0192/631
Glenrothes 17 ans (1990-2008) 59.9% The Clydesdale cask #0221/11001
Strathisla 18 ans (1989-2008) 63.5% The Clydesdale cask #0036/9418
Tobermory 15 ans (emb. 2008) OB 46.3%
Tamdhu 34 ans (1973-2008) Gordon & MacPhail 56.0% Reserve cask #3230
Linlithgow 25 ans (1982-2007) Mission Murray MacDavid 51.4% finition Cognac
Macallan 15 ans (1990-2006) Alc hem ist 46.0%
Highland Park 15 ans (1990-2005) Alc hem ist 46.0%
Mortlach 17 ans (1990-2008) Adelphi 57.5% cask #5945 Au cours d'une pause, je décide d'alléger mon sac en remettant des samples que j'avais préparés à Denis. Malheureusement comme il m'en remet la même quantité je ne gagne rien en poids.

Mortlach 16 ans (1991-2007) Berry Bros. and Rudd 56.4% Berry's own selection cask #4227
Daily Dram Mille tonnes d'œufs, 8 ans (1999-2008) 46.0% cask #820 (Miltonduff)
Daily Dram Daintier Bull 16 ans (1992-2008) 54.8% (Tullibardine)
Daily Dram Feral Clangs 41 ans (1966-2008) 45.7% (Glenfarclas) Premiers samples

Une mention spéciale pour Bladnoch qui avait fait le déplacement pour nous présenter ses derniers-nés :
Bladnoch 6 ans (dist. 2008) OB 57.3% Bourbon matured
Bladnoch 6 ans (dist. 2008) OB 58.5% Lightly peated
Bladnoch 6 ans (dist. 2008) OB 56.9% Sherry matured Premiers samples

Et une autre mention pour BenRiach, avec quelques cask samples plus que méritoires
BenRiach 32 ans (1976-2008) cask sample 50.3% cask #2014
BenRiach 30 ans (1978-2008) cask sample 50.7% finition Moscatel hogshead #4412
Littlemill 1990-2007 Scott's selection 57.0%, le petit frère de l'an dernier
Mortlach 1990-2007 Scott's selection 56.0%
Inchgower 1988-2007 Scott's selection 56.1%
Ardmore 1977-2003 Scott's selection 58.1% Premiers samples

Le stand Jean Boyer est très courtisé, aussi bien par la qualité des produits proposés que par la relative méconnaissance de ses produits aux Pays-Bas:
Finlaggan cask strength Vintage Malt Whisky Company 58.0%
Caol Ila 27 ans (1979-2006) Jean Boyer 46.0% Best casks of Scotland
Royal Brackla 1998 cask sample Jean Boyer bfd
Balmenach 1999 cask sample Jean Boyer bdf
Big Bastard, le "whisky" de Serge, fabriqué à partir d'une foultitude de bouteilles distillé une fois et mis en fût un an exactement.

Une journée très riche donc et encore une fois je regrette que la durée soit si brève, tant j'ai l'impression d'être passé à côté de trésors. Mais deux heures de plus auraient été tout aussi remplies que les précédentes et tout aussi insuffisantes.

Retour aux bungalows en ordre dispersé : certains vont chez van Zuylen et, trouvant porte close, s'en reviennent aux bungalows, d'autres demeurent sur place, d'autres encore se rendent chez van Zuylen et eux, trouvent une échoppe bien accueillante qui avait rouvert ses portes aux festivaliers, d'autres de retour aux bungalows et apprenant que van Zuylen est ouvert décident d'y retourner… difficile de suivre qui fait quoi et où. Dans ce genre de situation, plutôt que chercher à retrouver quelqu'un en courant dans tous les sens, je préfère rester sur place. Finalement, après quelques départs et arrivées, nous décidons en petit groupe d'aller dîner. Nous sommes neuf à partir mais sept à arriver au restaurant et huit à dîner, deux s'étant égarés et l'un nous ayant rejoint. Nous nous restaurons d'une pizza typiquement néerlandaise. Un dîner où les discussions ont rarement été aussi éloignées du whisky : littérature avec Chateaubriant au menu, et aussi "Millenium", "La consolante" ou "Les bienveillantes", histoire avec Talleyrand et Fouché…

Sur le retour nous apercevons l'autre groupe dînant dans un restaurant voisin et les saluons. De retour aux bungalows, nous nous préparons à l'ultime dégustation off.

Celle-ci est lancée magistralement, au sens étymologique du terme, par Jean Marie : Premiers samples

- J'ai retrouvé en faisant la poussière au fond d'un placard cette vénérable bouteille de sherry. Elle date du XIXe siècle. Et cette superbe assemblée est tout à fait indiquée pour son examen. Mais pour en profiter pleinement nous allons prendre en starter le fino que certains ont goûté hier.

Commence alors un cours sur le sherry, la différence entre l'oloroso et manzanilla, le Pedro Ximenes et l'amontillado, en même temps que le fino Barbadillo est servi. Jean Marie transmet la notice espagnole à Patrick pour la traduction, laquelle est parasitée (et moi aussi d'ailleurs).

La vénérable relique est ensuite débouchée et servie. Il s'agit d'un Palo Contado mis en fût au XIXe siècle et embouteillé début du XXIe siècle. Heureusement que je n'avais pas trop forcé sur le whisky l'après-midi, j'aurais été incapable d'en profiter pleinement. Je dois dire que c'est assez surprenant : une attaque très sèche, une explosion d'arômes et une longueur incroyable. Plusieurs minutes après avoir dégluti, on a encore des réminiscences, enfin plus que des restes le goût lui-même, qui s'éternisent, ondulent, explosent. Le breuvage est tellement riche qu'un dépôt reste sur les parois du flacon.

Premiers samples

Les effectifs commencent à décroître et la fin de la soirée se déroule en trois groupes : un groupe de quatre à l'intérieur, dont je fais partie avec Olivier, Jean-Michel et PatGVA, un groupe à l'extérieur, les fumeurs ou buveurs de vins qui, d'après ce que j'ai pu lire, ont refait le monde et le troisième groupe qui nous a lâchement abandonnés pour aller se reposer.

Notre petit groupe débute une petite dégustation off :
Ben Wyvis 31 ans (68-00) SV fût 687, 50.6% : décevant comme tous les mythes, pas mauvais mais décevant.
Scapa 20 ans (1960) GMP pour la MW, 40% : fruité, cacao, caramel, très belle expression.
Caol Ila 25 ans (79-05) DL OMC fût 2001, 50% : fumé et marin (surprenant, n'est-ce pas ?), fruité lointain. Je ne suis pas convaincu.
Bruichladdich X4 spirit de 1 an 78.4% : caoutchouc, olive, et léger sherry au nez. Ne pas boire, ni même y tremper les lèvres !
Imperial 70 GMP brown label 40% : épices, fumé, tabac. Finalement décevant à cause du sucre en finale monte, monte, monte.

Nous stoppons ici les dégustations. Il est encore une fois trois heures du matin.

Encore une courte nuit, mon voisin de chambrée, qui partait de bonne heure, ayant eu quelques difficultés à faire rentrer ses achats et ses affaires dans sa valise ! Mais il s'agit d'un problème récurrent lorsqu'on passe par chez van Zuylen.

Petit déjeuner où je règle enfin ma dette vis-à-vis de Régis. La café est prêt et il y a même des tartines avec beurre et confiture. Premiers samples

Le départ approche et on termine la répartition des samples pour le blind tasting. Rarement cette opération aura été si cahoteuse et chaotique, certains sets étant enlevés alors même que tous les samples n'étaient pas encore arrivés. Tout rentrera dans l'ordre.

Nous chargeons la voiture, prenons congé de notre hôte et partons.

Première halte à deux kilomètres de là : j'étais convenu avec M. van Zuylen que je passerai à sa boutique ce matin pour y faire de menues emplettes. Puis retour sans encombre sur Metz.

Je tiens tout particulièrement à remercier Jean-Marie pour l'organisation et le dévouement dont il a fait preuve tout au long de ce WE, M. van Zuylen pour son talent de commerçant et son sourire, Jean Marie pour les innombrables trésors de son sac à malice, Christophe pour le brin de conduite, et tous les participants pour leur chaleureux accueil. Ce fut un festival particulièrement réussi, à taille humaine, avec des qualités humaines et des produits de qualité, ensemble qui montre que, pour peu que chacun y mette du sien, on est encore capable de grandes et belles choses.

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