Soirée du 15 mai 2010

Thème


Semi-aveugle

Flacons dégustés


Bowmore 11 ans (1998 - 2009), Duncan Taylor, 46.0 % abv, NC2


Aberlour 16 ans (1993 - 2009), Duncan Taylor, 46.0 % abv, NC2


Ben Nevis 13 ans (1995 - 2009), OB pour The Nectar, 55.5 % abv (bt n° 66 / 212)


Bruichladdich Organic, dist. 2003, OB, 46.0 % abv


Caol Ila 8 ans (emb. 2006), OB, 59.8 % abv


Clynelish 12 ans (1995 - 2008), Signatory Vintage, 58.4 % abv, Cask Strength Collection (bt n° 144 / 601)


BenRiach 20 ans (1984 - 2004), OB pour la Maison du Whisky, 55.0 % abv (bt n° 218 / 253)


BenRiach Authenticus, 21 ans, OB, 46.0 % abv

Ont participé


Alexandre

Alain

Christophe D.

Gérard

Rémi

Sébastien

Le résumé

Chacun avait communiqué à François (qui ne participait pas) ses bouteilles et ce dernier m’avait transmis la liste.

Le principe de la dégustation était simple : nous disposions de la liste des bouteilles et des bouteilles mais sans en connaître la correspondance. A chacun de la retrouver au cours de la dégustation. Chacun arrive avec sa bouteille anonymisée. Et Sébastien nous fait l’honneur de rôties très joliment préparées.

Un nosing rapide nous donne l’ordre dans lequel les bouteilles seront présentées. Les bouteilles ne seront révélées qu’à l’issue de la dégustation.

Bouteille no 1
Lors du premier et rapide nosing, ce whisky nous était paru assez plat. Une fois servi, il nous détrompe vite et bien. Un net caractère Islay avec une tourbe pas trop marquée, quelques fruits et de rares épices en finale me font hésiter entre le Bowmore et le Bruichladdich. Ma décision se portera – à tort – sur le Bruichladdich. C’était le Bowmore.

Bouteille no 2
De la menthe et un très beau fruité supportés par des épices juste dosées. Une bouche en deçà de ce que pouvait faire espérer le nez mais un ensemble harmonieux. Je pense à l’Aberlour. Gagné !

Bouteille no 3
De la céréale grillée, des épices, des tannins rendent ce whisky très sec. Un profil que j’adore. Un léger fumé et de la menthe rendent l’ensemble aussi agréable à boire qu’à déguster. La (ma) révélation de la soirée. Malgré une tentative de déstabilisation, mon choix se porte sans hésiter sur le Ben Nevis. Encore gagné !

Bouteille no 4
Le nez est assez peu parlant. La suite montre de la tourbe et du fumé lointains, quelques fruits et de l’alcool. Un net caractère marin. J’hésite entre Bowmore et Caol Ila. C’est le Bruichladdich Organic. Une pause nous permet de reprendre des forces en dégustant les rôties de Sébastien ainsi que du pâté de lapin.

Bouteille no 5
Encore un Islay manifestement puisque tourbe, poisson, fumé sont au rendez-vous. Mais aussi des fruits, un alcool fort, du citron vert . Je pense au Caol Ila à cause du fumé mais sans en être réellement convaincu : je sais que la Caol Ila est une version unpeated et je trouve la version trop tourbée… Je trouve la bonne réponse mais c’est plus par déduction que par son caractère et ce que j’en attendais.

Bouteille no 6
Ho là ! Que d’alcool ! Mais aussi de la paraffine, du miel, de la bruyère qui évoquent la lande battue par les vents, des fruits secs et un petit caractère marin. Ensemble très cohérent, bien intégré malgré l’alcool. L’ajout d’eau casse le whisky tout en révélant des arômes et des saveurs supplémentaires. Le Clynelish ? Encore gagné.

Bouteille no 7
La première de mes deux bouteilles : très fin, tourbé manifestement mais aussi fruité et épicé. Highly drinkable, même pour le malto-sceptique que je suis.

Bouteille no 8
L’autre de mes deux bouteilles. Un indéniable air de famille avec le précédent mais aussi nettement plus simple.

Mes quatre bouteilles trouvées sur les six (je ne compte naturellement pas les deux miennes), me laisse un peu dubitatif… Pas de souci pour différencier les Speyside et les Highlands. Ma connaissance des jeunes Islay laisse nettement à désirer.

Quoi qu’il en soit, cette soirée a été divertissante et fort instructive. Je tiens à remercier tous les présents, particulièrement ceux qui sont venus de loin, pour leur participation active.

Alain


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