Soirée du 13 juin 2009

Thème


Britanniques, mais pas écossais !

Flacons dégustés


Redbreast 12 ans, OB, 40.0 % abv


Penderyn Aur Cymru, emb. 2008, OB, 46.0 % abv


Jameson Crested Ten, OB, 40.0 % abv


Bushmill's 16 ans, OB, 40.0 % abv


Green Spot emb. ca. 2009, Mitchell & Son, 40.0 % abv


Daily Dram The Mad(eira) Angel, 15 ans (1993 - 2008), Duncan Taylor pour The Nectar, 46.0 % abv, finition Madeire (370 bt.)


Connemara 11 ans (1995 - 2007), OB pour Spirits in the Sky 2007 (1re édition), 46.0 % abv (bt n° 40)


Connemara 13 ans (1995 - 2008), OB pour The Nectar, 46.0 % abv (bt n° 111)

Ont participé


Alain

Christophe W.

Gérard

Laurent

Rémi

Le résumé

Au programme de cette dégustation, des whiskies britanniques mais pas écossais. La palette possible est large, puisqu’on peut trouver, en dehors de l’Irlande qui est une des régions majeures de la production mondiale, des whiskies au Pays de Galles et, depuis peu, en Angleterre.

Ce soir notre programme reflète le forte prédominance des irlandais, puisque seul un Gallois fera une incursion, remarquée.

Laurent nous accueille et nous restaurera au cours d’un tartare de saumon (saumon fumé, saumon cru juste poêlé, crème fraîche, fromage blanc, herbes et poivre), rafraîchi au frigo et servi avec du pain frais ou grillé. Nous ferons honneur à ce tartare.

Gérard nous a fait l’honneur de se déplacer du Luxembourg.

Pour commencer, un pure pot still, le Redbreast 12 ans : une belle illustration de ce que l’Irlande peut produire, avec un fruité à profusion, et des notes acides et amères mettant en valeur le fruit.

Nous continuons avec le Penderyn Aur Cymru : je n’ai vraiment pas accroché, car il fait artificiel et l’odeur ammoniacale d’urine n’est pas ma tasse de thé. L’ouverture récente de la bouteille en était-elle la cause ? C’est possible, mais avant de condamner définitivement ce whisky, il aura droit, comme il se doit, à une autre chance.

Le Crested Ten, que nous aurions dû déguster en starter mais qui se retrouve ici à cause de son arrivée tardive fait l’unanimité : Difficile de faire plus insipide. Mais l’avantage, c’est qu’il n’a pas de défaut !

Le Bushmill’s 16 ans : La présence de quelques sherry casks dans l’assemblage se fait sentir avantageusement. Équilibré, rond, fruité avec ce qu’il faut d’amertume et d’acidité ou de fraicheur. Plaisant.

Le Green Spot : plusieurs semaines que j’entendais parler de ce whisky, il est supérieur à mes attentes. Sans être une bête et loin s’en faut, il est vraiment agréable et son côté amer lié au fort pourcentage de fût de sherry me le rend encore plus attrayant. Certes c’est plus un whisky à boire qu’à déguster mais j’apprécie cette franchise sans prise de tête, cette simplicité.

A Madeir(a) Angel : un Daily Dram assez inhabituel bien que Mario ait déjà produit plusieurs embouteillages de cette distillerie. Le madère est bien et nettement présent et on est dans un registre supérieur à celui des whiskies précédents. On entre dans le domaine de la dégustation. Une belle réussite et dommage que ces embouteillages Daily Dram ne soient pas importés en France.

Connemara 11 ans single cask : un bel équilibre entre une tourbe fine, le fruité et quelques épices. Plus délicat que le précédent mais avec quelques notes, notamment de fumé ou de fromage lui permettant de marquer son territoire.

Connemara 13 ans single cask : la bouteille se caractérise par une étiquette sur laquelle certaines mentions manquent : je n’ai su le titre alcoolique que par sa sœur ; le volume faisait aussi défaut… Sans incidence sur le contenu du flacon, mais apparemment représentatif des méthodes de travail irlandaises. Quant au contenu, comme pour le Penderyn il méritera une seconde dégustation. Je suis manifestement complètement passé à côté puisqu’il semble avoir été apprécié par les autres convives. Tout le monde y a trouvé du sherry pas moi. J’y ai senti et goûté une tourbe nette, pas les autres… Comme si je buvais un autre whisky. Un changement de verre n’y a rien fait.

Mes préférés : Connemara 11 ans et le Madeir(a) Angel. Le Green Sport, le Redbreast 12 ans et le Bushmill’s 16 ans présentent chacun des qualités, mais je les situe plus au niveau du whisky de détente que de celui à déguster. Ce n’est certes pas un défaut mais je situe mon attente ailleurs.

Et encore merci aux participants.

Alain


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