Soirée du 25 avril 2009

Thème


Mortlach

Flacons dégustés


Mortlach 16 ans, OB, 43.0 % abv, Flora & Fauna


Mortlach 15 ans (emb. ca. 2004), Gordon & MacPhail, 40.0 % abv


Mortlach 15 ans (emb. ca. 2008), Gordon & MacPhail, 43.0 % abv


Mortlach 10 ans (dist. 1988), Ian McLeod, 43.0 % abv, Chieftain's Choice


Mortlach 11 ans (dist. 1996), Jack Wiebers Whisky World, 54.2 % abv, Auld distillers collection (120 bt.)


Mortlach 17 ans (1991 - 2009), Adelphi, 57.0 % abv (620 bt.)


Mortlach 22 ans (1957 - 1979), Samaroli, 45.7 % abv (bt n° 133 / 360)


Mortlach 32 ans (dist. 1971), OB, 50.1 % abv (bt n° 1900)

Ont participé


Adrien

Alain

Caroline

Laurent

Pierrot

Rémi

Xavier

Le résumé

Cette soirée était un objectif que je poursuivais depuis longtemps. Faire découvrir aux membres du club ma distillerie préférée demandait de pouvoir présenter des embouteillages dignes de ce nom et représentatifs.

Pour notre première soirée hors département, Pierrot et Caroline nous ont accueillis dans leur nouveau domicile et ils avaient mis les petits plats dans les grands, nous le verrons par la suite.

La première partie de la soirée est consacrée aux versions réduites et nous tasterons les Cask Strength après le dîner.

Nous commençons la dégustation par un 16 ans officiel Flora & Fauna. Légèrement mais manifestement marqué par le sherry, cette expression est pleine de vivacité, et est porteuse des marqueurs de la distillerie : fruité, viandé et amertume.

Nous continuons avec deux expressions en parallèle : le 15 ans GMP 40% et son petit frère le 43%. Cette dernière version a dû remplacer la précédente sans doute à cause de sa platitude. Le 40% ne change pas - c'est au moins un avantage des embouteillages à 40% - et est toujours aussi fadasse, pas mauvais mais après le 16 ans F&F il a beaucoup de mal à passer. Le 43%, ouverture de bouteille, est agressif au départ puis s'assagit et finalement se comporte comme le 40%, avec un peu plus d'expressivité. Ces deux expressions, qui sont les produits d'entrée de gamme de la distillerie demeurent décevants et font, à mon avis, plus de bien aux comptes de GMP qu'à l'aura de la distillerie.

On passe ensuite à une bouteille que j'avais dénichée sur l'étagère poussiéreuse d'un caviste messin : il s'agit de 10 ans Chieftain's Choice, distillé en 1988. On est sur une qualité d'expression du niveau du 15 ans GMP. Comme c'est l'ouverture de la bouteille, un temps d'aération supplémentaire lui est accordé : un soupçon d'amélioration arrive mais je reste dans l'expectative : Le whisky va-t-il s'ouvrir ou demeurer plat ? A goûter à nouveau dans quelques semaines.

Pour faire une pause, Pierrot et Caroline apportent quelques zakouskis : Pâtés et rillettes de poisson, pâtés charcutiers sur lesquels nous nous ruons comme si nous avions jeûné toute la journée. Devant la razzia, Pierrot embraye sur le dîner, assortiment de crudités et de sushis suivis d'un plateau de fromages simple mais plus qu'attirant. Je suis resté étonné du début à la fin : Quelle quantité a-t-il prévue ! On a mangé tout ça ! Bref nous avons mangé comme des goinfres mais qu'est-ce que c'était bon.

Nous reprenons la dégustation avec un 11 ans JWWW, une splendeur pour un si jeune whisky. Équilibré, riche, équilibré et typique. Que demander de plus ? Certes il a l'alcool de son âge, mais il a aussi la vigueur de quelques années supplémentaires.

17 ans Adelphi : déception pour cette expression. Il est vrai qu'elle souffrait de deux handicaps : passer après le JWWW et son ouverture récente. Il faudra la goûter à papilles reposées.

Le 22 ans Samaroli. Que dire ? La baffe, une explosion de parfums inimaginable. Ça part dans tous les sens, le fruité tourbillonne et virevolte, le viandé et l'amertume sont présents et émergent. En bouche je suis un peu déçu car elle est loin d'être aussi exubérante que le nez. Non qu'elle soit plate, loin s'en faut, elle fait sage. La finale continue sur les notes de la bouche, pas très intense, mais d'une richesse incroyable. Et avec l'orange qui tourne avec le cacao sur fond de viandé. Je retrouve ici, magnifié, ce qui a fait mon attachement aux Mortlach. Sentimentalisme ? Probablement, mais que c'est bon.

Le 32 ans OB est aussi austère que le Samaroli est exubérant. Il ne se livre qu'à ceux qui font l'effort d'aller le chercher. Mais, une fois trouvé, quel régal. Et curieusement, en bouche et en finale ( ?), on retrouve exactement les mêmes notes que sur le Samaroli. Un indéniable air de famille.

Pierrot profite alors de cette fin de dégustation pour nous servir le dessert : gâteau de pomme et cannelle, avec glace à la vanille et dram de Dailuaine 1998-2008 Jean Boyer BCS.

Un petit regret : deux expressions absentes de la soirée : un 19 ans Cadenhead (celui du Cadenhead Nosing Challenge 2008) et un 21 ans (1980-2002) GMP, tous deux des sherry casks.

Une soirée très réussie, grâce notamment à l'accueil de Pierrot et Caroline, et à la participation de chacun, que je remercie vivement.

Alain


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