Soirée du 20 février 2009

Thème


Une plongée dans la tourbe d'Ardbeg

Flacons dégustés


Ardbeg Blasda, OB, 40.0 % abv


Ardbeg Ten, emb. ca. 2009, OB, 46.0 % abv


Ardbeg Uigeadail, OB, 54.2 % abv


Ardbeg Airigh Nam Beist, 1990 - 2008, OB, 46.0 % abv


Ardbeg Renaissance, emb. 2008, OB, 55.9 % abv


Ardbeg Corryvreckan (1st release, Committee edition), emb. 2008, OB, 57.1 % abv


Glenmorangie Signet, emb. 2008, OB, 46.0 % abv

Ont participé


Alexandra

Alain

Benoît

Christophe W.

François

Georges

Laurent

Norbert

Philippe

Pierrot

Rémi

Simon

Xavier

Le résumé

Qui a dit que les Messins étaient frileux ? Je l’ignore, mais il avait raison. Il a fallu les renforts d’une grosse poignée de maltophiles venus de Nancy, d’Arlon en Belgique, de Metzervisse ou de Thionville pour que notre réunion fasse bonne figure. Ces « étrangers », plus nombreux que les autochtones, n’ont pas hésité à faire, pour certains, plus d’une heure de route pour participer à cette soirée. Qu’ils en soient remerciés.

Le thème en était les récents embouteillages officiels d’Ardbeg et la présentation était assurée par Alexandra, Ambassadeur Ardbeg et Glenmorangie pour la France, qui nous avait apporté la majorité des flacons dégustés ce soir.

L’animation a été parfaite, hormis une légère propension à ne jurer que par Jim Murray, dont on sait que son meilleur whisky 2008 fut un Ardbeg qui n’a jamais existé. La présentation était claire vivante, dynamique. Je remercie Alexandra.

En starter le Blasda, lightly peated, est un whisky frais et agréable. On devine la tourbe plus qu’on ne la sent. Frais et assez fruité, c’est un whisky sympa à boire.

Commence ici mon chemin de croix : je n’aime pas la tourbe et je vais être servi.

Nous continuons avec le 10 ans. Nous apprenons avec stupeur que celui-ci a été embouteillé avant la mise en veille de la distillerie, intervenue en 1982. Il aurait donc été distillée au plus tard en 1972. Je suis très surpris, pour ne pas dire sceptique. Quoi qu’il en soit il est bien loin de mes souvenirs : nettement marin, tourbé, fumé réglisse, fruits. La bouche est fuyante, lointaine. Ayant été ouvert juste avant la dégustation, je crois qu’il sera nettement plus conforme à mon souvenir d’ici quelque temps.

L’Uigeadail, un flacon rapporté de La Haye par JMP lors de notre première rencontre, est toujours aussi agréable. La finale, très longue marque la présence de 1975 dans l’assemblage. Son intensité, assez faible, doit signer la proportion de 1975 dans la bouteille. Tout le monde connaît cet embouteillage donc inutile de s’appesantir.

L’Airigh Nam Beist, distillé en 1990 pendant la veille de la distillerie est une explosion d’arômes, naturellement à dominante tourbée et marine. Il ne cesse de devenir plus crémeux à tel point qu’au bout d’une demi-heure (j’en avais gardé un verre de côté), j’avais l’impression de me retrouver devant un pot de crème fraîche dans lequel macérait un pain de tourbe. Pas désagréable mais singulier revirement.

Interruption de la dégustation par une assiette de charcuterie bienvenue et vite vidée.

Le Renaissance, futur 10 ans, est toujours aussi décevant. Banane flambée au calva, tourbé, fumé. Sa jeunesse le dessert et je suis toujours aussi déçu, et pas seulement à cause de la tourbe. Même le 10 ans dégusté auparavant et pas encore ouvert m’a fait meilleure impression. J’espère simplement que la future version du 10 ans empruntera plus aux 10 ans qu’au Renaissance.

Nous terminons avec le Corrywreckan. Je dois reconnaître que j’ai été agréablement étonné. Certes il ne renie pas son origine, mais l’explosion des arômes et des parfums, son côté Speyside me l’a rendu immédiatement plus sympathique que ses frères. On a certes de la tourbe plein la bouche en finale, mais le nez est tellement atypique me le fait vraiment apprécier.

Alexandra devant nous quitter nous présente le whisky qui sera servi en digestif, le Glenmorangie Signet.

Suit le dîner. Au menu
- Mesclun de saint-jacques et gambas
- Magret de canard à la crème et aux girolles, légumes frais
- Fondant au chocolat et sorbet à la framboise

Le Signet, outre le fait que c’est le premier whisky de la soirée qui ne soit pas tourbé, est un whisky très séduisant : fruité, amer, riche et profond. Si jamais je ne devais retenir qu’un whisky de cette soirée, ce serait celui-ci. Etonnant n’est-il pas ?

Les discussions continuent et s’éternisent, puis cessent faute de combattants.

Encore une fois merci à l’animatrice et aux participants de tous bords.

Alain


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