Soirée du 22 novembre 2008

Thème


A l'aveugle...

Flacons dégustés


Linkwood 12 ans, OB, 43.0 % abv, Flora & Fauna


Clynelish 14 ans, OB, 46.0 % abv


Longrow 10 ans (1996 - 2006), OB, 46.0 % abv


Mortlach 19 ans (1988 - 2008), Cadenhead, 57.6 % abv (644 bt.)


Ardmore 18 ans (1990 - 2008), Signatory Vintage, 59.8 % abv, Cask Strength Collection (bt n° 57 / 186)


Ardmore 17 ans (1990 - 2007), Signatory Vintage pour la Maison du Whisky, 59.1 % abv

Ont participé


Alain

Christophe W.

Georges

Laurent

Rémi

Xavier

Le résumé

Ma dernière participation à une soirée du club remontait à presque six mois. Une quasi initiation donc.

Christophe se chargeant des à-côtés, à savoir pain et charcuteries en tout genre, les autres participants arrivent avec chacun leur flacon enturbanné de manière à masquer l’étiquette. Même si certains flacons ont une forme sortant de l’ordinaire, celle-ci est suffisamment peu révélatrice pour ne dévoiler qu’une toute petite part de son contenu.

Les premières explications commencent : quel ordre adopter ? Chacun positionne globalement son produit au début au milieu ou en fin de dégustation. Je dois admettre que les étalonnages ont été assez objectifs pour que chaque whisky y trouve son compte. Nous eussions dû choisir un ordre connaissant le contenu des flacons, celui-ci eût été quasiment identique.

Nous nous fixons comme objectif de définir type de fût et région pour chacun des flacons et la dégustation commence.

Flacon no 1.
De la poire dominant un léger fruité, avec une tourbe très lointaine et un léger boisé. Le caractère est marqué mais pas agressif. En bouche, l’attaque est douce, avec de l’amande, de la poire et un zeste de sel. Une légère âpreté est aussi présente. La finale est abrupte et brève, avec un équilibre sucré salé et du caramel. Le caractère salin me fait penser à un Islands et le fruité m’oriente vers un Speyside. L’âpreté me titille, et me fait évoquer un Linkwood.
C’est un Linkwood 12 ans, Fauna & Flora, 43%.

Georges nous fait alors le plaisir de nous accorder sa présence.

Flacon no 2.
Le nez est agressif mais pas très alcoolisé. Je devrais plutôt dire qu’il est très intense, fruité avec de la vanille et de la banane, très marin, du malt. La bouche est huileuse sur une attaque nette avec des épices, dont de la girofle et du cumin. La finale est à dominante réglisse sur une légère amertume.
Je pense ici à un Highland du nord, marin, du type Pulteney.
C’est un Clynelish 14 ans OB, 46%.

Flacon no 3.
Un nez fumé et tourbé à souhait, avec des agrumes légers, du citron. Tous ces ppm masquent tant le reste qu’il est très difficile de le distinguer. En bouche, l’attaque est crémeuse, toujours avec ces tonalités tourbées. La finale est chaude et légèrement alcooleuse.
Je reste très dubitatif devant cette expression. Je pense naturellement à un Islay, mais l’expression ne répond pas à aucune distillerie et il n’y a pas le caractère marin. Un Speyside ? Il manque le fruité. Un Islands ? Il n’y a pas de caractère marin. Je passe en revue les distilleries qui produisent du tourbé et aucune ne me convient. A défaut d’autre chose, je m’oriente vers Islay.
C’est un Longrow 10 ans (dist. 1996) , OB, 46%.

Flacon no 4.
Le flacon que j’ai apporté. Il n’est guère apprécié et je ne m’en étonne guère, étant donné le caractère très particulier des expressions de cette distillerie qu’est Mortlach.

Flacon no 5.
La forme du flacon montre que c’est un embouteillage Signatory de la collection des Cask Strength. Le nez est nettement sur le poisson frais, avec d’intenses notes de vanille, d’agrumes, de griottes. Un fût de bourbon à n’en pas douter. En bouche, l’attaque est franche, à la limite agressive, sur les fruits secs. Toujours de la vanille et un fruité qui se développe. La finale est longue alcooleuse, sucrée et fruitée.
Je nage complètement sur l’origine. Probablement Speyside. Lorsque Rémy me dit que je l’ai probablement déjà goûté, l’éclair : Ardmore. Et en plus, il y a ce poisson que j’avais remarqué lors de ma première dégustation.
C’est un Ardmore 18 ans, SV, 59.8%, Cask Strength Collection, bourbon barrel #30104.

Flacon no 6.
Le nez est fumé, très marin, très fruité. Une expression riche s’il en est. L’attaque est très précise, toujours avec ce caractère marin. La finale est douce, salée-sucrée et surtout d’une très belle longueur.
Il présente un air indéniable de parenté avec le précédent, mais est beaucoup plus civilisé. Un Speyside en fût de bourbon. Et après ?
Ardmore 17 ans, SV, bourbon barrel #30103, 59.1%. Effectivement, le fût voisin du précédent…

Merci aux participants, aussi bien pour leur présence que pour leur active participation. Et si ce genre d’expérience était à refaire, je le referai sans l’ombre d’une hésitation, tant je trouve ce type de dégustation enrichissant.

Alain


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