Soirée du 14 juin 2008

Thème


Arran

Flacons dégustés


Arran Robert Burns, 5 ans, OB, 40.0 % abv


Arran 8 ans (1996 - 2005), OB, 46.0 % abv (6000 bt.)


Arran 10 ans (emb. ca. 2008), OB, 46.0 % abv


Arran 8 ans (emb. 2008), OB, 55.0 % abv, finition Sassicaia


Arran 10 ans (1995 - 2005), OB, 59.7 % abv, finition Saint-Estèphe (bt n° 233 / 313)


Arran 9 ans, OB, 53.8 % abv


Arran 10 ans, OB, 59.4 % abv


Arran 100% proof, 8 ans (dist. 1999), OB, 57.0 % abv

Ont participé


Alain

Christophe W.

Laurent

Rémi

Le résumé

Pour cette soirée Arran, Rémi nous accueille en jeune père attentif à se progéniture.

Encore une fois, c’est en petit comité que nous nous retrouvons. Que se passe-t-il ? Les congés ? Pas si tôt. Les occupations de chacun ? Possible. Le désintérêt croissant ? Plausible. Les événements familiaux ? Certain, au moins pour l’un d’entre nous. En tout cas, il certain que nous ne pourrons pas continuer ainsi. Cette soirée s’annonce sous de bons auspices, malgré l’absence regrettée de Jaclyn McKie, de la distillerie, qui s’était proposée pour animer cette soirée et qu’un importateur a empêché de venir pour des raisons assez obscures.

Ces récriminations passées, la soirée peut débuter. Laurent, Rémi et Christophe s’étaient arrangés pour les zakouskis et nous en avons bien profité : charcuterie et rôties .

En starter, nous avons le Robert Burns, un jeune Arran de 5 ans, réduit à 40%. Un malt léger frais et salé, avec des épices. Agréable passe-temps.

Ensuite nous faisons un parallèle entre le 8 ans et le 10 ans. Le 8 ans est manifestement passé. Malgré un nez marin, je n’y trouve que du sucre. Le 10 ans est de la même veine (sans être passé), avec un aspect plus construit, plus charpenté, des tannins et toujours un peu de sucre en fin.

On passe aux finitions, encore en parallèle. Le Sassicaia est très doux, presque mielleux, et fruité à souhait. En règle générale, je n’apprécie guère les finitions, mais je reconnais qu’ici c’est plutôt une réussite. Le Saint-Estèphe, déjà tasté lors d’une de nos premières soirées, est identique à lui-même : vineux et très original.

Nous faisons une petite pause ravitaillement. Charcuterie et canapés. Rémi sort un trésor qui restera dans les annales : des handmade oatcakes parfumés au Benromach, qui sont des biscuits écossais faits avec du grist. Il est difficile de faire plus indigeste et je suis encore à la recherche du Benromach. Je suis le seul à avoir réussi à finir le biscuit (un exploit !) d’une taille qui avoisinait quand même la moitié de celle d’un Petit Beurre.

Un dernier parallèle : le bourbon cask, des notes marines et épicées, avec un alcool assez présent et de la vanille. Le sherry cask est franchement un sherry, ce qui n’est guère surprenant. Ce qui l’est plus c’est la force avec laquelle le caractère s’exprime alors que c’est encore un jeune whisky. Un beau fût.

Nous finissions par le 100 proof, qui est une belle expression, une synthèse de ce que nous avons précédemment goûté : mer, épices et un petit fruité ainsi qu'une grande douceur sucrée en finale. Autant j'apprécie les premiers caractères, autant je trouve cette douceur, originale, en décalage gustatif.

Je retiendrai de cette soirée le bel ensemble que forment ces expressions. Une très grande cohérence de la gamme, des produits jeunes mais qui ne manquent déjà pas de caractère me font penser que d’ici quelques années cette distillerie nous sortira de superbes expressions. Il faut continuer dans cette voie.

Alain


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