Soirée du 26 janvier 2008

Thème


Classic malts

Flacons dégustés


Oban 14 ans, OB, 43.0 % abv, Classic malts


Cragganmore 12 ans (emb. ca. 2005), OB, 40.0 % abv, Classic malts


Glenkinchie 1992 - 2007, OB, 43.0 % abv, Distillers edition, finition Sherry amontillado


Dalwhinnie 15 ans (1990 - 2006), OB, 43.0 % abv, Distillers edition, finition oloroso


Talisker 10 ans, OB, 45.8 % abv, Classic malts


Lagavulin 16 ans, OB, 43.0 % abv, Classic malts


Talisker 13 ans (1991 - 2004), OB, 45.8 % abv, Distillers edition, finition Sherry amoroso

Ont participé


Adrien

Alain

Christophe W.

Georges

Guillaume

Laurent

Norbert

Rémi

Le résumé

Au programme ce soir, les Classic Malts, célèbre série de Diageo destinée à vulgariser le single malt. Si les aficionados du uisge beatha sont si nombreux, c’est en très grande partie grâce à cette série, ou au moins à l’un de ses représentants. Nous nous devions donc de voir ou revoir ce qui a fait de nous des amateurs.

Nous commençons par l’Oban 14 ans. A se demander si on a commencé ! On cherche vainement s’il y a du whisky dans le verre.

Le Cragganmore 12 ans est du même acabit. Lointain, doux, inexpressif. Si la soirée continue comme cela, on aura perdu notre temps. Le Glenkinchie Distillers Edition : On commence à sortir du quelconque insipide. Cependant la bouteille venant d’être ouverte, elle requiert un bon moment d’aération pour s’exprimer. Malgré tout, le sherry a du mal à se faire son chemin dans la brume insignifiante des parfums.

On passe à la dimension supérieure avec le Dalwhinnie Distillers Edition : Un sherry sur un Highland de qualité. En tout cas, de qualité nettement supérieure aux précédents. Il passe remarquablement bien après les autres.

Le Talisker 10 ans est sans surprise : marin, fumé et ô combien agréable par son côté sauvage.

La Lagavulin 16 ans est, lui aussi, sans surprise : Toujours cette même finesse entre le fumé et la tourbe.

On termine avec le Talisker Distillers Edition : La première impression est que la bouteille a traîné, ouverte, sur une étagère poussiéreuse pendant des mois. Une fois le ménage fait, elle se révèle beaucoup plus agréable avec une douceur inattendue. Une dégustation en parallèle avec le Talisker 10 ans confirme cette impression.

J’essaie un vatting des deux Talisker. Je le trouve au premier abord assez réussi : on y trouve les qualités des deux. Mais aussi leurs défauts qui s’amplifient mutuellement. Finalement ce single malt finit à la poubelle, comme quoi, n’est pas maître blender qui veut !

La première conclusion de cette soirée est que soit nos palais ont fortement évolué depuis nos premières expériences maltesques, soit la qualité des flacons a singulièrement baissé. Dans tous les cas, si ceux-ci étaient de grands whiskies par rapport aux blends de GMS, alors que dire de la qualité desdits blends !

La deuxième conclusion de cette soirée, est qu’il n’est pas inutile de faire un tel retour aux sources, ne serait-ce que pour se rendre compte de la distance qui existe entre les produits de GMS, blends ou single malts et ceux que nous avons pris l’habitude de déguster. Cela pourra aussi nous aider dans nos éventuels conseils aux débutants.

Alain



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