Soirée du 15 décembre 2007

Thème


A la découverte d'Highland Park

Flacons dégustés


Glenrozelieures 4 ans, OB, 40.0 % abv


Spirale dist. 1996, Signatory Vintage, 46.0 % abv, finition vin du Jura


Highland Park 10 ans (1993 - 2003), Hart Brothers, 46.0 % abv


Highland Park 12 ans (emb. ca. 2006), OB, 40.0 % abv


Highland Park 15 ans (1990 - 2005), Signatory Vintage, 46.0 % abv, Un-chillfiltered (bt n° 106 / 325)


Highland Park 18 ans (emb. ca. 2006), OB, 43.0 % abv


Highland Park 23 ans (1978 - 2001), Douglas Laing, 50.0 % abv, Old malt casks (606 bt.)


Highland Park 16 ans (1990 - 2006), OB pour Maxxium, Netherlands, 58.7 % abv (bt n° 472 / 1272)

Ont participé


Alain

Christophe W.

Georges

Laurent

Norbert

Rémi

Stéphane

Xavier

Le résumé

Comme vous le savez le thème était une verticale HP, en ce qui me concerne sujet de très grandes espérances, celles-ci n'auront d'ailleurs pas été déçues.
Nous avons commencé par deux amuses-bouches :
  • Glenrozelieures : un whisky lorrain, de semble-t-il 4 ans, une curiosité locale que j'aurais pu acheter, ça se laisse boire, mais HP n'a pas tremblé
  • Spirale : c'est une finition en vin du Jura, très (trop ?) vineuse, il ne changera pas mon avis sur les affinages.
Nous passons ensuite aux choses sérieuses, avec notre cœur de soirée :
  • HP 10 ans Hart Brothers : un peu marin, épicé, des fruits exotiques (étonnant pour un HP) c'est tout de suite bien meilleur que ce qui a précédé, plutôt pas mal en valeur absolue d'ailleurs.
  • HP 12 ans OB : de la fumée, de la tourbe, du sherry, il se boit tout seul, un vrai plaisir
  • HP 15 ans Signatory : j'avais eu du mal avec celui-ci, mais nos soucis sont oubliés, on retrouve de l'iode et surtout les fruits exotiques comme sur le Hart Brothers, il est très agréable et a bien changé
  • HP 18 ans OB : nettement plus sherry que le 12 ans, un peu de vanille, lui aussi un flacon plaisir à boire
  • HP 23 ans Douglas Laing : j'ai oublié de prendre des notes, il faudra que je le goûte à nouveau, très bon.
  • HP 16 OB pour la Hollande : peut être un first fill sherry, en tout cas j'adore les flacons de ce genre avec du chocolat, des solvants, de la colle à bois. Le seul reproche que l'on peut lui faire c'est de nécessiter une goutte d'eau.

Ça a été une super soirée. Mon flacon préféré était le Douglas Laing juste devant le 16 OB et le 18 OB.

Christophe


Au programme ce soir, une verticale HP, avec ses représentants classiques mais aussi des expressions moins courantes comme l’embouteillage spécial Maxxium ou le 23 ans Douglas Laing.

La soirée débute par une curiosité locale : Le Glenrozelieures, qui vient de faire son apparition sur le marché. Un 4 ans, fruité, agressif et alcooleux. Une comparaison avec son pendant normand, le Thor Boyo montre que l’un n’a rien à envier à l’autre : tous deux sont tout aussi médiocres.

On continue par le « Spirale ». Il faut bien chercher sur l’étiquette pour apprendre que c’est bien un Highland Park. L’ensemble est très doux, limite doucereux, sans grand caractère. Mais j’aime bien car c’est le genre de whisky qu’on peut boire sans se prendre la tête.

HP 10 Hart Brothers : Une expression typique et jeune, avec son côté marin net et le fût juste derrière. Une finale superbe.

HP 12 OB : Toujours aussi bon ! Et toujours dans la même lignée. On peut regretter, après le Hart Brothers, la brièveté de la finale.

HP 15 SV : Marin et curieusement crémeux ! Une expression assez complexe, douce au nez, marin en bouche et en finale.

HP 18 OB : Un autre grand classique. Des notes de sherry sur fond boisé et marin. Qui peut ne pas aimer ça ?

HP 23 ans, DL Old malt casks : Toujours les mêmes dominantes marines. Une magnifique expression, complexe et en subtilité, très équilibré. J’aime vraiment énormément.

On termine cette revue par un embouteillage spécial Maxxium, rapporté de la première édition du Whisky in the Church. Un superbe sherry dans toute sa splendeur. Et malgré tout, il reste marin. L’union des deux est surprenante mais ô combien réussie. A cause de son titre, j’essaie avec une goutte d’eau : il est alors curieux de constater qu’il change de région d’origine ! On est alors face à un Speysider typique, avec un fruité exubérant et une belle amertume.

Bref, ce fut une ecellente soirée, avec des découvertes, et surtout la confirmation que cette distillerie fait partie de celles qui ont une typicité marquée. La mer n’est jamais loin. Et les variations autour de cette dominante, s’y associent et la soulignent, sans jamais l’effacer.

Et encore merci à Christophe qui a été le grand pourvoyeur de cette soirée.

Alain


Hart Brothers 10Y
Nez (16) : phénol, iode
Bouche (18) : citron, amertume
Finale (20) : longue, épice
Impression (19) : assez simpliste
Total 77/100

12 OB
Nez (20) : marin, fumée, anis
Bouche (21) : sherry, agrumes, rondeur, amertume, très agréable
Finale (19) : courte, agrumes, amertume légère, douceur
Impression (21) un bon dram tout en douceur et en rondeur du sherry, une présence marine et de fumée en bouche.
Total 81/100

Signatory 15y
Nez (20) : marin, exotique, crème, citron
Bouche (21) : bois, épice, agrumes
Finale (20) : courte
Impression (20) : pas mal mais pas exceptionnel
Total 81/100

18 OB
Nez (22) : prune, iode, bois
Bouche (22) : sherry, agrumes, réglisse, amertume
Finale (18) : courte, amertume, réglisse, bois
Impression (21) un bon dram j'aime beaucoup cette version, c’est rond mais ça ne manque pas de caractère.

OMC 23y
Nez ( ?) : je suis passé complètement à côté
Bouche (22) : vanille, bois, réglisse
Finale (21) : moyenne
Impression (22)

Port Ellen MW 25y
Magnifique, une très grande complexité, de la finesse, une finale très longue avec un côté floral. Terrible le meilleur Port Ellen que j'aie goûté actuellement. 92/100

En résumé :
J’ai beaucoup apprécié les versions officielles, qui sont empreintes de douceur et de sherry.
Les versions en fût de bourbon ne m’ont pas trop accroché, tout comme la version sherry pour la Hollande.

Laurent


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