Soirée du 15 juin 2007

Thème


Mythique Port-Ellen

Flacons dégustés


Port Ellen 21 ans (1982 - 2003), Gordon & MacPhail, 40.0 % abv, Connoisseurs choice


Port Ellen 1983 - 2006, Jean Boyer, 55.0 % abv, Best casks of Scotland (120 bt.)


Port Ellen 30 ans (1974 - 2005), Signatory Vintage, 46.0 % abv, Decanter collection (bt n° 60 / 235)


Port Ellen 3rd release, 24 ans (1979 - 2003), OB, 57.3 % abv (bt n° 2151 / 9000)


Port Ellen 5th release, 25 ans (1979 - 2005), OB, 57.4 % abv (bt n° 1655 / 5280)


Port Ellen 23 ans (1982 - 2005), OB pour Mario & Hubert, 55.0 % abv (240 bt.)


Port Ellen 24 ans (1982 - 2006), Bladnoch, 60.4 % abv (644 bt.)

Ont participé


Alain

Christophe W.

Georges

Laurent

Norbert

Stéphane

Xavier

Le résumé

Une très belle soirée, un peu pluvieuse, donc parfaite pour la dégustation de whisky d'Islay.

Un des trucs géniaux avec ce genre de programme, c'est que le plus "mauvais" des whisky dégustés est déjà plus que bon.
En ouverture : Le 21 ans GMP
C'est un vrai Islay, donc marin avec de la tourbe. Je l'ai par contre trouvé un poil aqueux, ce qui est normal au vu de son voltage (40%).

Nous passons ensuite à des dégustations en face à face et voici ce que cela donne.

Premier set : Jean Boyer Best Cask BDF contre Signatory Decanter. Ce sont deux flacons fort différents. Le JB est dans la veine de ce que je connais de la production de Jean-Marie : un peu sucré. Dans le même temps il est explosif, puissant.
A contrario le SV est tout en finesse il faut prendre le temps de l'apprivoiser.
Une légère préférence pour la subtilité du SV.

Deuxième set : OB 3e édition contre OB 5e édition.
Malgré leurs différences ces deux whiskies sont clairement de la même famille.
La troisième édition est un peu plus tourbée, l'alcool est mieux intégré.
Bref, contrairement à certain de mes petits camarades de jeu, je trouve le 3 plus agréable.

Dernier set : M&H contre Bladnoch
Légère déception pour le M&H : un beau nez, assez subtil, une finale superbe (douce, sucrée...) mais une bouche qui est un peu fade.
Connaissant déjà le Bladnoch (j'ai la chance d'en posséder un flacon) j'ai négligé la prise de note. Il est à la fois puissant et fin, incontestablement marin, probablement un sherry cask (traces de chocolat, café)
Victoire du Bladnoch.

Je n'aime pas mettre de notes, il n'y en a donc pas, mais voici mon podium perso, en sachant que tous ces flacons étaient bons :
1-Ils sont deux : Bladnoch et Signatory
3- Officiel 3e édition

Christophe


Le programme était alléchant : une découverte de Port Ellen au travers de 7 expressions, 2 officielles et 5 indépendantes.
Norbert nous avait proposé pour l’occasion de nous héberger pour nous faire profiter de son jardin. Hélas, la météo était telle que nous n’avons pu en profiter qu’une petite partie de la dégustation. Notre hôte nous avait préparé des sets pour des dégustations en parallèle.
Xavier, de retour de son périple annuel en Ecosse, nous avait préparé des toasts divers (saumon fumé, œufs de lump et de saumon, tarama) auxquels nous avons plus que largement fait honneur et complétés par Norbert avec de la charcuterie sous plastique, à cause des chats.

Nous commençons donc la dégustation, au soleil couchant avec un 21 ans GMP Connoisseurs Choice qui me laisse assez froid. Il est typique de ces embouteillages à 40% qui perdent une grande partie de leur caractère à cause de la réduction. Celui-ci n’échappe pas à la règle. Cela étant, comme starter c’est du grand luxe.

Nous continuons avec un 22 ans, refill sherry cask Jean Boyer 55% et un 30 ans SV Decanter collection, 46%. Deux expressions qui ont chacune leur caractère. Le Jean Boyer passe en force, avec sa tourbe et ses agrumes, alors que le SV est beaucoup plus fin, plus subtil, plus délicat. Il aurait cependant mérité quelques degrés de plus.

Nous rentrons à cause d’un orage qui éclate et nous finirons la soirée en intérieur.

Les deux expressions suivantes étaient les 3e et 5e éditions officielles. Les premières tentatives se sont faites trop rapidement (changement du cadre) et il a fallu attendre que l’aération les ouvre complètement pour que nous pussions en prendre toute la dimension. Deux expressions remarquables, riches, complexes, denses, longues avec un indéniable air de parenté et en même temps des différences subtiles et telles qu’on ne saurait les confondre. La 3e édition est plus maritime que la 5e qui, de son côté, est plus complexe.

Nous terminons avec un 23 ans M&H, 55% et LE 24 ans, emb. Bladnoch, 60,4%. Le M&H me surprend par son caractère frais, doux et boisé, inhabituel pour un Islay et à plus forte raison pour un Port Ellen. Au fur et à mesure de la dégustation, le fumé, sans trop de tourbe, commence à apparaître et la finale est d’une longueur exceptionnelle. Le Bladnoch est lui aussi remarquable : Un sherry discret mais net met en évidence les autres flaveurs et saveurs, elle agit comme un révélateur, un exhausteur de goût. Le tout est d’un excellent équilibre.

Dur de devoir conduire pour rentrer : J’ai dû recracher de (trop) nombreux drams et ça me laisse une petite amertume. La prochaine verticale PE, je m’arrangerai pour ne pas avoir à conduire pour le retour ! Néanmoins j’ai beaucoup apprécié l’ensemble et il m’est difficile de choisir mes préférés. Disons que celui que j’ai le moins apprécié était le starter (GMP Connoisseurs Choice). Les autres expressions avaient toutes d’énormes qualités, y compris pour un non-amateur de tourbe. Certes l’âge des flacons y est pour quelque chose, mais la magie du nom y est aussi sûrement pour une bonne partie. On peut aussi remarquer que chacune des expressions avait la griffe Port Ellen mais aussi la griffe de l’embouteilleur, officiel ou indépendant.

Alain


Retour à  l'écran précédent