Soirée du 9 décembre 2006

Thème


Whiskies étrangers

Flacons dégustés


Guillon Single malt, OB, 40.0 % abv


Eddu Silver, OB, 40.0 % abv


Tyrconnell NAS, OB, 40.0 % abv


Bushmill's 16 ans, OB, 40.0 % abv


Yamazaki 18 ans, OB, 43.0 % abv


Nikka 10 ans, OB, 45.0 % abv


Pappy van Winkle's Family reserve, 15 ans, OB, 53.5 % abv

Ont participé


Alain

Christian

Christophe W.

Georges

Laurent

Norbert

Stéphane

Le résumé

Pour cette dernière soirée 2006, nous avions décidé de nous réunir autour de flacons non-écossais. Nous accueillions Stéphane, venu de loin pour nous faire l'honneur de sa présence. Et Georges avait prévu les victuailles nécessaires, avec notamment du saucisson fumé de notre regrettée Bérengère, partie en retraite.

La soirée débute avec les remises de flacons de Port Ellen emb. Bladnoch, de Caperdonich Jean Boyer et autres mignonnettes. Pour ma part je récupère une quinzaine de samples, tous plus enviables les uns que les autres : du fameux GG56 au Bunna 68 DT en passant par un Benrinnes F&F : Rien que des belles choses !

Nous attendions aussi David, avec une bouteille d'Amrut. Ils ne sont jamais arrivés : Egarés dans les brumes nordiques de la vallée de la Fensch, ils ont préféré se reposer des excès d'une fête de fin d'année plutôt fatigante.

Bref, on commence avec un Guillon. Quelle surprise ! Depuis le temps que j'en entends parler, enfin une dégustation. Je m'attendais au pire et je fus déçu. Malgré un nez présent, je n'irai pas jusqu'à dire prometteur, le reste est assez fade, neutre, insipide … Pas mauvais, mais il n'y avait rien. On peut pas dire que ce soit désagréable, mais, en exagérant à peine, un verre d'eau coupé d'eau avec un glaçon aurait eu à peu près le même goût.

On continue avec l'Eddu. Là aussi, on fait dans le grandiose ou la curiosité : Manifestement une galette de sarrasin égarée dans un fût d'alcool, dans lequel on a mis un citron et une pomme à macérer. Et dire que ça porte le nom de whisky ! Il est des choses qui devraient être interdites par les droits de l'homme, au même titre que les mines anti-personnel. Je mets l'Eddu silver sur cette liste de produits. Il faut cependant reconnaître une qualité à ce machin : L'avoir goûté donne une idée de ce que le très mauvais peut être.

Bon ! On quitte la France avec ses deux surprises, pour passer à l'Irlande : Le Tyrconnell : Que c'est bon, quel délassement, après les deux boissons qui ont précédé. Un régal, une douceur, et pourtant ce n'est pas beau : juste simple, doux, bon, agréable à boire, sans se poser de questions, pour se détendre.

On atteint une dimension supérieure avec le Bushmills 16 ans : A la fois complexe et rond, à la fois marqué par le sherry (c'est un triple wood) et par des parfums/goûts vineux, à la fois riche et subtil, on y trouve beaucoup de choses : il mérite de l'attention pour en tirer la quintessence. Belle découverte !

Première interruption pour permettre à certains de s'oxygéner les poumons avec une cigarette. Et dire que le temps où tout le monde profitait de la fumée n'est pas si éloigné que ça ! Le dieu du right thinking a encore frappé. Vivent les agnostiques ! Et je suis non-fumeur.

Après l'Irlande, le Japon : Un Yamazaki 18 ans : Légèrement fumé, riche et complexe, il porte bien haut les couleurs de ses 18 ans et de son origine. C'est superbe, complexe à y revenir plusieurs fois. Il n'y a pas à dire, les Japonais savent faire du whisky.

Le Yoichi 10 ans, en flacon de 18 cl, confirme cette impression de qualité des produits du pays du soleil levant : Riche, agréable, à apprécier à tête reposée, c'est une magnifique découverte qui ne se livre pas toute seule.

Pour terminer, un Pappy van Winkle's 15 ans, bourbon du Kentucky en CS. Surprenant. Très riche, sans agressivité autre que celle de l'alcool, ce dernier un tout petit peu trop présent à mon goût, c'est un très bel ensemble sur une gamme d'arômes et de parfums différente de la palette habituelle des scotch malts. Me plaît beaucoup, car il a du caractère et sait se faire accepter avec douceur et persuasion, avec un petit je-ne-sais-quoi de "revenez-y vite".

Pour clôturer la soirée (et sans doute se faire pardonner le Guillon !), Norbert nous propose de repartir sur une valeur sûre : Le Caperdonich 8 ans Jean Boyer. Les conditions sont différentes et il nous apparaît moins tourbé que dans nos souvenirs… Je l'apprécie d'autant plus.

La soirée s'achève ainsi.

Mes préférés sont le van Winkle's, le Yamazaki et le Yoichi, sans que je puisse mettre un ordre, puis le Bushmills.

Alain



Ce soir là, il manquait un participant : David, qui était tombé dans le piège déployé par l'employeur de sa chère et tendre.

Au menu du jour, il y avait quelques excellentes agapes fournies par notre hôte, Georges et surtout 7 flacons (plus une surprise) issus du reste du monde (en prenant comme hypothèse que l'Ecosse en est le centre).

Nous avons commencé en tout bien tout honneur par la France qui était représentée par deux compétiteurs :

  • single malt champenois Guillon : pas de quoi se relever la nuit, mais ça reste buvable
  • Eddu silver : un flacon original que je connaissais déjà. Son problème est qu'il ne ressemble pas à un whisky « traditionnel », ce qui en fait un love it or hate it. En ce qui me concerne, je l'apprécie assez.
Nous sommes ensuite passé au grand compétiteur de l'Ecosse, j'ai nommé l'Irlande. Cette dernière nous avait elle aussi apporté deux flacons :
  • Tyrconnell : ce petit malt de la distillerie Cooley n'a eu aucun mal à mettre KO les français
  • Bushmills 16 ans : les choses sérieuses commencent, on est face à un poids lourd qui sait ce que l'âge doit apporter. Très bon.
Ensuite, le Japon est arrivé avec 2 flacons qui auraient pu être écossais (le gros reproche que l'on pourrait leur faire) :
  • Yamazaki 18 : un bon whisky, mais il ne fait pas dans l'originalité
  • Yoichi 10 ans : de la tourbe et de l'orange, donc un peu d'originalité, par contre âmes sensibles s'abstenir
Dernier concurrent, le Kentucky avec Pappy van Winkle. C'est un très bon whisky (un de mes trois préférés), par contre là encore, pas pour constitution délicate.

Norbert nous a réservé une surprise : un dram de Caperdonich Jean Boyer. Même s'il est est apparu moins tourbé que lors de la première dégustation, il met, en ce qui me concerne, tout le monde d'accord : l'Ecosse devant, les autres derrière.

Le gros enseignement de cette soirée est que déguster des flacons moins bons permet de revenir sur terre sur les notations de whiskies.

Mon trio : Bushmills 16, Yamazaki 18 et Pappy van Winkle. Comme on peut le voir ce trio de coeur est différent du trio de notes, ce qui est un indice que les whiskies étrangers nous changent (en tout cas pour moi) nos repères. La conclusion pourrait être cette analogie avec le rugby : il y a les black (l'Ecosse en l'occurrence) et le reste du monde, qui arrive de temps en temps à les battre.

Christophe



Une soirée sympathique, merci à Georges pour son accueil et surtout pour tout ce qui se mange :)

Les flacons ne me laisseront pas un souvenir impérissable... sauf peut-être le Bushmills qui m'a bien plu.

J'accroche bien sur les irlandais en général (les whiskies évidemment)

Les japonais, dont j'avais entendu monts et merveilles, m'ont laissé sur ma faim.

Les français sont vraiment en retrait et eloignés en termes de goût "type whisky".

Quant au bourbon, le premier essai n'est pas concluant pour moi.

Ainsi se termine 2006.

J'espère que 2007 sera aussi sympathique et riche en découvertes que 2006.

Bonne fêtes de fin d'année à tous.

Laurent


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