Soirée du 18 octobre 2006

Thème


Soirée Jean Boyer

Flacons dégustés


Linkwood 1991 - 2004, Jean Boyer, 43.0 % abv, Best casks of Scotland (650 bt.)


Blair Athol 1991 - 2006, Jean Boyer, 43.0 % abv, Best casks of Scotland


Caperdonich 1997 - 2005, Jean Boyer, 43.0 % abv, Best casks of Scotland (700 bt.)


Caol Ila 1995 - 2006, Jean Boyer, 58.2 % abv, Best casks of Scotland (300 bt.)


Laphroaig 1998 - 2006, Jean Boyer, 46.0 % abv


Talisker 13 ans (1992 - 2006), Jean Boyer, 58.8 % abv, One Shot (120 bt.)


Mortlach 37 ans (1968 - 2006), Gordon & MacPhail, 45.0 % abv, Private Collection (bt n° 135 / 148)

Ont participé


Alain

Christian

Christophe W.

David

Georges

Jean Marie

Laurent

Norbert

Le résumé

Ce soir, au programme : Les flacons Jean Boyer présentés par leur auteur : Jean Marie Kovacs.
Pour la première fois, la réunion se passait autour et après un dîner commun. Un traiteur s'était chargé de le préparer, avec boisson unique : de l'eau. Un coup de téléphone de Jean Marie nous prévient d'un léger contre-temps et nous décidons alors de commencer le dîner sans l'attendre. Et il nous rejoint en cours de repas.
Nos panses remplies, la dégustation pouvait commencer. Nous découvrons les flacons au fur et à mesure que Jean Marie nous les présente.
On commence par un Linkwood 13 ans (1991-2004) élevé en fût de sherry de premier remplissage réduit à 43%. Fruité au nez et en bouche, acre, sucré et amer, sec et alcooleux en finale. J'aime bien car ça me change des douceurs insipides actuelles.
On continue avec un Blair Athol 14 ans (1991-2006), sherry cask, 43% que j'avais bien apprécié (piraté je devrais dire) lors de la journée Jean Boyer du 31 juillet, ou plutôt de la nuit du 31 juillet au 1er août, en compagnie de R… et A… - je tairai les noms, car certain sur le forum pourrait y perdre en respectabilité - J'en gardais le souvenir d'un whisky très rond, souple, à peine marqué par le sherry. Ici, il est totalement différent : frais, fruité, travaillé, d'une grande homogénéité.
Le flacon suivant est dégusté à l'aveugle. Très clair, incroyablement tourbé, je pense immédiatement à un Islay, comme la majorité de l'assistance, et on s'est bien moqué de Christophe qui avait émis l'avis que c'était un Speyside tourbé, bien que des parfums d'agrumes aient été dévoilés : En fait, il avait raison : c'est un Caperdonich 8 ans (1997-2005), fût de bourbon.
Un autre flacon découvert lors de la journée du 31 juillet : Un Caol Ila 11 ans (1995-2006) brut de fût, single cask. Il n'y a pas à dire : c'est tourbé, c'est long, c'est beau, c'est doux et je n'aime toujours pas.
Ensuite un flacon objet de litiges anciens : Un Laphroaig One shot 8 ans (1998-2006) 2nd batch. Presque identique au premier, mais plus fruité, toujours aussi fumé, sur la menthe, le pin, le camphre. Curieusement, je le préfère au Caol Ila précédent.
On termine avec encore un flacon découvert le 31 juillet : Un Talisker 13 ans (1992-2006) brut de fût. Fumé, salé, iodé, malté et sur les céréales. C'est le même que dans mon souvenir et il me convient toujours autant.
Mes préférés : Le Talisker, puis le Linkwood et le Blair Athol. Oui, je sais, je me singularise.
Pour conclure, une surprise pour Jean Marie, dégustation à l'aveugle : Marron, presque noir, infiniment complexe sur les vieux parfums. On prendrait sa soirée pour le humer. En bouche équilibré, riche, plein et une finale longue au possible. C'est un Mortlach 37 ans (1968-2006) Gordon et mcPhail, 45%.
Encore un grand merci à Jean Marie qui nous a régalés, non seulement de ses flacons, mais aussi de son savoir, de ses anecdotes et surtout de sa présence.

Alain



Linkwood Sherry cask.
Au nez on a vraiment affaire à un sherry cask, en bouche il est "différent" avec une bonne dose d'apreté. Sympa, mais je goûte moyennement ce genre de fût.

Blair Athol.
Le premier abord est suprenant car sucré. On y trouve aussi de la prune. La finale est un peu amère, un peu piquante (juste ce qu'il faut. C'est un flacon très harmonieux et agréable. J'ai d'ailleurs été enthousiaste à propos de ce flacon.

Le whisky mystère (Caperdonich)
La première impression : super, il y a plein de tourbe, puis un peu de fumée. La grosse surprise vient ensuite : en bouche, à côté de la tourbe il y a des agrumes. Ce mariage, surprenant à priori, est une réussite.

Caol Ila BDF
Je le dis sans ambage : j'aime bien. Un compétiteur complet : de l'iode, de la fumée, de la tourbe.

Le Laphroaig et le Talisker sont sympas, mais je n'ai pas été inspiré concernant la prise de notes.

Mes trois préférés : Caperdonich, Caol Ila et Blair Athol.

Un grand merci à Jean Marie pour ses flacons et un autre un Alain pour l'organisation matérielle et le 2e flacon mystère.

Christophe



Plantons d'abord le décor :

Comme d'habitude, le premier plaisir que j'éprouve lorsque je me rends chez ce digne garçon, c'est l'absence permanente du problème du stationnement. Et ce n'est pas l'ami Georges qui me contredira sur ce point... Par ailleurs, pour cette soirée si spéciale, on bénéficiait d'entrée de jeu d'un vrai plus. Le mur de la maison qui jouxte celle d'Alain s'orne d'un maginfique panneau publicitaire (on appelle ça un 4 x 3, je crois) sur lequel on pouvait lire : "Bienvenue sur les terres du Clan Campbell". Je vous le dis mes amis, on se sent tout de suite mieux...

Bref, un coup de sonnette, et me voici dans la place où sont déjà présents quelques participants. Alain rappelle que Jean Marie sera un peu en retard. Qu'à cela ne tienne, les discussions vont bon train, et les zakouskis (c'est comme ça qu'Alain les désigne) font leur apparition. Petites salades et charcutailles délicieuses, ainsi que des fromages choisis, le tout pas trop relevé en goût, tout de même, histoire de garder un palais pour la dégustation.

Arrive Jean-Marie sur ces entrefaites. Malgré une longue journée de boulot et bien des kilomètres, l'homme est alerte. Les flacons sont vite installés sur la desserte, et après quelques considérations échangées sur l'Alsace - d'où il arrive - et la Lorraine, on arrive dans le vif du sujet : la dégustation des whiskies Jean Boyer.

Tout d'abord un Linkwood 10 ans : un nez boisé, avec des arômes de torréfaction et un peu de caramel, le tout agréable et frais. La bouche est plutôt piquante au début, puis glisse vers le bois et l'amertume. La finale, courte, est amère.

Vient ensuite le Blair Athol 14 ans. Le nez est surprenant : du fruit, du boisé, un arôme sucré. En bouche, du malt, un peu de chocolat... et tout ça bien sucré, un peu trop à mon goût. Le caractère est là cependant, et relève la finale - moyenne - d'une légère amertume.

Et maintenant la surprise : le flacon disparaît sous le papier alu, la capsule du col a été enlevée. Jean-Marie nous observe d'un air maliceux, sert rapidement, et on y va. Au nez, plein de fumée, du bois, de la tourbe, et ça continue en bouche avec une note florale, suave. La finale assez longue s'épanouit sur des notes légèrement sucrées, et la tourbe est toujours là. Verdict unanime (moins un : Christophe qui, lui, a trouvé !) sous l'œil goguenard du maître : voilà un excellent Islay !.... Ben non, Caperdonich 8 ans. Une vraie surprise ! et mon meilleur moment de la soirée.

Et à propos d'Islay, voici le Caol Ila 10 ans brut de fût. un nez iodé, des senteurs marines, des agrumes, et tout ça s'exprime dans la douceur. En bouche, toujours la tourbe, des notes délicatement sucrées, un très léger picotement dû à l'alcool. La finale est tourbée et très douce.

Voici maintenant le Laphroaig one shot 2e version qui donne l'occasion d'évoquer les commentaires émis par certains membres du club sur la première version. Dans la bonne humeur, cela va de soi. Cette deuxième version (je n'ai pas goûté la première) est fraîche au nez. Il y a de l'iode et du sel, la tourbe et la fumée viennent un peu après et se maintiennent en bouche avec douceur. La finale courte s'achève sur des notes d'agrumes.

Pour finir la gamme Jean Boyer, un Talisker 13 ans brut de fût, avec un nez bien iodé et des notes de pommes et de bois. La bouche est grasse, suave. La finale s'achève dans une légère amertume.

En finale, Alain nous propose une autre surprise : le liquide est d'un brun très foncé. Le nez est très complexe (cuir, cire, fruits et encore bien d'autres choses). La bouche est fraîche et amère, la finale loooongue est dominée également par l'amertume. C'est un Mortlach (un des whiskies fétiches d'Alain) de 37 ans. Cela dit, je n'ai pas vraiment pu l'apprécier, sans doute à cause du décalage avec les autres flacons.

Ce fut une belle et joyeuse soirée, émaillée d'anecdotes plaisantes et riches d'enseignements. Merci à Jean Marie et Alain pour toutes ces bonnes surprises.

Christian


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